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Géothermie Maison – Principe, Captage et Dimensionnement

La géothermie utilise la chaleur naturelle du sol (ou de l’eau souterraine) et une pompe à chaleur (PAC) pour chauffer une maison et produire l’eau chaude sanitaire. C’est l’une des solutions les plus performantes quand le terrain et le budget le permettent.

PAC géothermique Capteurs horizontaux Sondes verticales Nappe phréatique
Performance Très bon rendement car la température du sol est plus stable que l’air extérieur.
Confort Chauffage doux (plancher chauffant idéal) + eau chaude possible.
Investissement Plus cher à l’installation (terrassement / forage), mais économies sur la durée.
Autorisation Selon le type : simple déclaration ou démarches spécifiques (forage / eau).
Important : ce guide est informatif. Le dimensionnement et les autorisations se valident avec un installateur qualifié (RGE) et, en cas de forage/nappe, selon les règles locales.

1) Le principe de la géothermie

Le sol garde une température relativement stable toute l’année. La PAC géothermique récupère cette énergie via des capteurs enterrés (ou de l’eau souterraine), puis la “remonte” à une température utile pour le chauffage.

  • Source : sol ou nappe (plus stable que l’air)
  • Machine : pompe à chaleur (compresseur + fluide frigorigène)
  • Émetteurs : plancher chauffant, radiateurs basse température, ventilo-convecteurs
Pourquoi c’est performant ? Parce que l’écart de température entre la source (sol) et la maison est souvent plus faible qu’avec une PAC air/eau quand il fait très froid.

2) Les différents types de géothermie

Type Principe Quand c’est adapté Points à surveiller
Capteurs horizontaux Réseau enterré à faible profondeur (souvent 0,8 à 1,5 m) Terrain disponible (jardin), maison individuelle Surface nécessaire, pas d’arbres/projets lourds au-dessus
Sondes verticales Forage(s) profond(s) avec sondes (souvent 50 à 150 m) Terrain petit, performance stable Coût forage, démarches / contraintes géologiques
Sur nappe (eau/eau) Prélèvement d’eau + rejet (puits de pompage / puits de rejet) Si nappe disponible et qualité d’eau compatible Autorisation/contrôle eau, entartrage, filtration, maintenance

3) Comment choisir la bonne solution

  • Surface de terrain : si petit terrain → souvent sondes verticales.
  • Nature du sol : argile / sable / roche… impacte le captage et le forage.
  • Isolation de la maison : plus la maison est isolée, plus la puissance nécessaire est faible.
  • Émetteurs : plancher chauffant / radiateurs BT recommandés.
  • Budget : la géothermie coûte plus cher à installer, mais peut être très rentable sur la durée.

4) Coût d’installation et d’usage (ordre d’idée)

Repères (très variables selon maison / sol / régions) :
  • Horizontale : coût “moyen” (terrassement important + réseau).
  • Verticale : coût plus élevé (forage), mais solution possible avec petit terrain.
  • Nappe : peut être très performante, mais démarches eau + maintenance peuvent monter.
Pour une estimation réaliste : calcul des déperditions + visite terrain + étude de sol/forage si nécessaire.

5) Avantages et inconvénients

Avantages
  • Très bon rendement (source stable)
  • Confort (chauffage doux + ECS)
  • Économies sur le long terme si bien dimensionné
  • Peu visible à l’extérieur (pas d’unité extérieure bruyante comme une PAC air/eau)
Inconvénients
  • Investissement élevé (terrassement / forage)
  • Travaux plus lourds (accès, passage engins)
  • Démarches possibles (forage, eau) selon cas
  • Rentabilité dépend beaucoup de l’isolation et de l’usage

6) Réglementation / autorisations (à connaître)

Les démarches dépendent du type de captage :

  • Capteurs horizontaux : souvent peu de démarches, mais respect des règles de voisinage et réseaux enterrés (DT/DICT si pro).
  • Sondes verticales (forage) : déclaration ou formalités possibles selon profondeur, localisation, zones protégées, etc.
  • Sur nappe : réglementation plus sensible (prélèvement/rejet), contrôles possibles, qualité d’eau.
Conseil : avant tout forage, vérifier :
  • servitudes et réseaux enterrés
  • zones protégées / périmètres de captage
  • contraintes locales (mairie, DDT(M), etc.)

7) Dimensionnement : repères (simplifiés)

Le dimensionnement se fait via un calcul de déperditions (isolation, surfaces, ventilation, climat). Le captage (mètres de capteurs/sondes) dépend de la puissance et du sol.

Bon sens : une maison très mal isolée “mange” la performance : il vaut souvent mieux améliorer l’isolation avant de payer une géothermie surdimensionnée.

8) Entretien et durée de vie

  • Contrôle annuel recommandé (étanchéité circuit, pressions, réglages).
  • Durée de vie PAC : souvent 15–20 ans (variable).
  • Capteurs/sondes enterrés : durée de vie longue si pose conforme.
  • Sur nappe : filtration/entartrage à surveiller davantage.
Clause (site web) : cette page est informative. Le projet doit être validé par un professionnel qualifié (RGE) après étude de la maison et du terrain.